Au gré du vent…

Il faut avoir le cœur bien accroché quand on vit en face de ruines en attente d’un plan de financement pour une éventuelle restauration pour laquelle je plains, à l’avance, les ouvriers qui seront chargés de la réaliser alors que d’inquiétantes fissures, qu’ils ignorent, sont bien visibles de ma fenêtre. 😦

En effet, si cette fenêtre était bien volets fermés à mon arrivée dans le village (tout comme la boutique dont c’est l’étage de l’envers), les héritiers ne se sont pas souciés de leur patrimoine et ne passaient même plus quand je leur signalais qu’un coup de vent avait sévi et arraché le système de fermeture du volet qui claquait alors au gré du vent (sur des vitres déjà absentes je ne sais plus pour quelle bonne raison).

Hubert-Félix Thiéfaine – Je t’en remets au vent (VIXI Tour XVII au Palais des Sports 2015)

Mais ce n’est pas la seule façade à souffrir du vent d’autan, elles ne manquent pas dans l’ancien, et je dois être une des rares habitantes à ne pas l’aimer et à accrocher systématiquement mes volets… peut-être parce que je sais qu’ils sont parfois utiles même mal ajustés, et que, quand il faut les changer, après avoir bataillé deux ans avec la propriétaire, car cela coûte une petite fortune, les nouveaux seront en plastique (pas sûr qu’ils durent dix ans) ! Bon samedi à vous ! ♥

En dépit des apparences…

… ces gâteaux pour le thé ne sont pas, comme l’emballage et le rayon où je les ai trouvés le laisseraient à penser, chinois…

… mais écossais tout en étant fabriqués en Irlande, j’avoue ne pas tout comprendre, surtout quand on me met, au dos de l’emballage, une photo de famille d’époque !

J’ai goûté par curiosité, mais le chocolat au lait n’est pas à mon goût et nous n’avons pas la version au chocolat noir pour comparer. Par chance je ne suis pas assidue à la cérémonie du thé et peux me dispenser d’une guimauve informe quand j’en connais des meilleures ! 😉

Belle journée à vous ! ♥

Bête un jour, bête toujours…

Ne cherchez pas ce proverbe, c’est mon invention du jour, qui confirme ce que j’avais avoué en août dernier (=> ici), parce que, cette année encore, je viens de me faire piéger par un effet d’annonce de mon journal préféré ! Et oui, comme l’an dernier, je cherche encore le fameux jeu (il n’est pas encore terminé puisque prévu du 15 septembre au 3 octobre inclus) qui pourrait me faire gagner le polar gratuit qui manque à mon encombrante collection, le lien du journal pour en savoir plus pointant uniquement sur la Sélection 2023 du Prix Violeta Negra Occitanie, où aucune mention d’un quelconque jeu n’apparaît !

Source de la copie d’écran : La Dépêche

J’ai pourtant cherché, dans les Actualités, dans le Programme, la seule possibilité de gagner un éventuel cadeau est de participer, sur place, le 8 octobre, et après inscription (voir le règlement) avant 12h le mardi 3 octobre, au rallye-enquête L’enlèvement au sérail, écrit par Christophe Agnus… annonce mensongère du journal donc, puisque le lecteur qui restera dans son fauteuil, chez lui, n’aura aucune chance de gagner quoi que ce soit ! Mais j’ai la satisfaction d’avoir enfin résolu l’énigme en suspens depuis l’an dernier ! 😉

Il serait donc d’ailleurs préférable que je retourne dans ma cuisine, parce qu’une idée de clafoutis de luxe à la poire (bien que j’aie annoncé, il y a seulement deux jours, ne plus en faire jusqu’à la fin septembre, trois participations au fameux challenge de Maman Lyonnaise suffisant à mon bonheur), avec pâte brisée maison et un appareil fromage blanc-banane, me turlupine l’esprit et que je mourrai peut-être moins bête si je m’y colle ! Belle journée à vous ! ♥

Recto et verso…

… enfin, peut-être pas exactement, mais la photo du banc public énigmatique de mon village méritait une vue globale car le détail posté le 15 septembre pour illustrer le thème de La photo du mois, initié par Oth67 ne permettait pas de l’apprécier à sa juste valeur !

Serais-je carrément hors sujet, parce qu’il n’est pas réellement possible de se poser un moment, entre ses deux occupants, sans prendre un risque grave pour sa santé ? Heureusement qu’il y avait les oiseaux de la gare d’Austerlitz ! 😉

D’ailleurs, depuis le temps que je vis à proximité relative de cette place, j’ai remarqué que, malgré l’option « on privilégie le tourisme », les conditions de vie des villageois à l’année ne cessent de se dégrader. Tout le site, lui-même, malgré son charme, n’en finit plus de mourir avec ses boutiques éphémères qui soldent leur marchandise même pas un mois après leur ouverture !

Les derniers melons

Depuis que Maman Lyonnaise a lancé son Clafoutis World Tour 2023, il y a eu, chez moi, après l’expérimental à la figue et lo prunat à la Reine-Claude, la surprise du clafoutis salé, suivis par celui aux pruneaux secs et son successeur dit de Noël à la poire fraîche et abricots secs pochés dans un vin chaud épicé, celui-ci sera donc ma troisième et dernière participation avec, peut-être aussi, mon dernier métro melon de la saison… 😉

Je participe au Clafoutis World Tour 2023 chez Maman Lyonnaise

C’est dire si je me suis prise au jeu, puisque j’ai même été jusqu’à réviser les rares classiques, en ma possession, de ce dessert typiquement limousin que je me suis amusée à détourner allègrement ! Voici les deux seules recettes trouvées, la première issue du vieux grimoire de Mercotte (que je n’ai jamais découvert), mais plus sérieusement de Mes recettes de Pâtisserie de G. Dumont-Lespine paru en 1950, et la seconde de L’art culinaire moderne, signé Henri-Paul Pellaprat (avec une préface de Curnonsky) qui date de 1936.

La recette de 1936 faisant mention d’une version classieuse de ce dessert populaire en Limousin avec une pâte à tarte (chose aussi possible en Quercy pour lo prunat, mais dans ce cas avec une pâte levée), et disposant d’une pâte feuilletée du commerce achetée pour un autre usage auquel j’ai momentanément renoncé, j’ai donc improvisé ma recette du jour !

Les ingrédients :

Un melon, une pâte feuilletée, des feuilles de verveine fraîche (et de la sèche), de la noix de coco râpée, une boîte de lait de coco de 400ml, 80g de farine, 60g de sucre, 3 œufs, 2 cuillère à soupe de liqueur d’hémérocalle (remplaçable par un alcool anisé), une pincée de sel, un tour de moulin de poivre…

Le mode opératoire :

Laver le melon, le couper en 2 et en ôter les graines. Avec une cuillère parisienne, prélever des billes de melon qui seront arrosées de 2 cuillères à soupe de liqueur d’hémérocalle, saupoudrées d’une cuillère à soupe de noix de coco râpée et des feuilles de verveine fraîche effilées, mélanger et réserver.

Dans un cul de poule, au fouet, mélanger les poudres : farine, 20g de noix de coco râpée, sucre, quelques feuilles de verveine sèche réduites en poudre, le sel et le poivre, puis y casser les œufs, touiller et enfin rajouter le contenu de la boîte de lait de coco, bien mélanger et réserver.

Étaler la pâte feuilletée dans un moule à tarte, la saupoudrer de noix de coco râpée et y déposer les billes de melon, puis verser l’appareil à clafoutis et enfourner (à froid, à cause du plat en céramique qui n’aime pas les chocs thermiques) pour une bonne heure dans un four à 180°C, chaleur tournante. Laisser totalement refroidir avant de déguster !

Mise à jour du 26 septembre :

Voici une variante sans pâte, mais avec du rhum, moins de sucre et sans verveine, mais avec des feuilles de pêcher pour leur délicat goût d’amande amère…

Les ingrédients :

1 melon, 2 cuillères à soupe de coco râpée, 6 feuilles de pêcher, du rhum ambré, 35g de sucre en poudre, une pincée de sel, 1 cuillère à café d’épices de Noël (ou pour vin chaud), 80g de farine, 3 œufs, et une boîte de 400g de lait de coco.

Le mode opératoire :

Débiter le melon en billes, les arroser de 2 cuillères à soupe de rhum, les saupoudrer de 2 cuillères à soupe de noix de coco, y ajouter les feuilles de pêcher ciselées et mélanger. Dans une petite casserole faire chauffer 50g de rhum ambré, l’enflammer et le verser sur les billes de melon, mélanger et réserver.

Dans le cul de poule, mêler au fouet les poudres : farine, épices, sucre, sel, ajouter les œufs, mélanger, puis le lait de coco. Graisser un moule, y verser les billes de melon, ajouter délicatement l’appareil et enfourner pour 50 minutes dans un four préchauffé à 180°C, chaleur tournante. Laisser entièrement refroidir avant de déguster (avec ou sans boule de glace à la vanille) !

Chez moi cela sera peut-être les derniers clafoutis de ce mois de septembre, on verra si je récidive avec le poire-abricots (secs, les abricots, découpés en dés) au vin épicé pour Noël, si d’ici-là, je n’ai pas perdu le petit bout de papier avec mes formules magiques ! 😉

La chanson du lundi…

… fait la part belle à une toute jeune artiste, Sanya Becker, accessoirement modèle ou mannequin, dont je ne sais strictement rien si ce n’est qu’elle est née un 7 janvier (j’ignore selon quel calendrier) à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord…

Пломбир

… et que la musicienne, producteur sonore et artiste polyglotte (ossète, russe, anglais, français, italien) aurait une histoire de glace à la plombière (et non de plombier) à nous raconter ! 😉

Je sais, ce n’est pas du tout mon genre, à supposer que je rentre dans une quelconque case, mais ne me demandez pas pourquoi, il se trouve que j’aime sa gaieté !

Bonne semaine à vous ! ♥