Mon petit démon personnel…

… n’a pas de nom et même si 42 ans aux ordres de mes supérieurs hiérarchiques l’ont un peu policé, il est toujours vivant et m’a soufflé à l’oreille que « Madame prof un jour, prof toujours », pas encore retraitée dans sa tête, ne m’accordait même pas le bénéfice du doute et me ferait passer (c’est franchement drôle, pour ne pas dire pathétique) pour une menteuse, ce qui dénoterait peut-être un manque d’attention vive, elle-même la mère de l’intelligence, et la porte vers la liberté. D’accord nous nous sommes fâchées le 21 juin, et mon billet qu’elle considère comme une ultime vengeance à son égard, est arrivé après ! Si elle me connaissait mieux, elle saurait que certains des faits auxquels je fais allusion ont déjà été mentionnés dans mes écrits, ici ou même ailleurs, et ce, bien avant même que nos chemins ne se soient brièvement croisés dans les fils de la toile. Quand je mets fin à une histoire, c’est définitif, je passe à autre chose sans besoin d’appliquer la loi du talion, perte de temps sans nom quand il vous en reste si peu !

Si j’ai survécu aux sévices de l’enseignant en primaire pas encore sous camisole chimique (c’est la profession qui consomme le plus de psychotropes en France, heureusement que son assurance santé est un régime privé non affilié à la sécurité sociale) quand j’étais dans sa classe et à celle qui m’a humiliée sans appel dès le premier trimestre de ma première année au collège, je me remettrais de cette énième vilenie qui n’entache pas le profond respect que j’ai toujours eu pour certains (j’ai même serré la main de l’instituteur présent aux obsèques de ma mère), mais je tiens toutefois à préciser que le billet cité par celle qui ne contribuera pas à me faire oublier les abus de pouvoir subis, n’est pas du 9, mais du 8 juillet, et que tout ce que j’y ai écrit, y compris dans les commentaires, est la pure vérité.

Bénabar : L’effet papillon

Concernant la prof de latin, outre l’anglais, elle a aussi enseigné ensuite, à d’autres classes, la musique et l’éducation physique, mais sa spécialité et ce qui faisait énormément plaisir à tous les garçons présents, c’était qu’elle soit assise, avec sa jupe courte, au bord de son bureau les jambes bien croisées ! Il y a 57 ans, ce qui ne semble plus, aujourd’hui, n’être que l’apanage de l’institution privée, pouvait se pratiquer de manière peut-être pas normale, mais courante dans l’enseignement public en France profonde !

Oui, j’ai bien été dans l’enseignement privé, seulement 2 ou 3 ans, pas plus, il s’agissait de mes toutes premières années d’école, avant 1958-59, mais pour la bonne et unique raison que l’enseignement public n’avait pas voulu de moi, parce que j’étais une étrangère dans mon pays de naissance, fille aînée de mon père, lui-même étranger ! Je ne suis devenue française qu’après son décès en 1967, par décision de justice (mon frère cadet avait dû déclarer sur l’honneur qu’il ferait bien son service militaire à l’âge requis). Malgré ce lourd contentieux, que je n’ai jamais dénoncé à l’époque, mes parents, qui avaient une confiance absolue en l’éducation, n’auraient jamais cassé gratuitement de l’enseignant comme cela se produit aujourd’hui (Justin nous le rappelle fort à propos), et je me garderai de tirer des conclusions hâtives sur les effets de la cause… Ainsi va la vie, elle pourrait être belle une fois la vérité est rétablie !

Belle semaine à vous ! ♥