En allant mettre, en fond sonore, une radio polonaise en ligne, je suis passée sur leur page Wiadomości et mon œil s’est arrêté sur trois mots d’un titre (Zmarła Wanda Półtawska, przyjaciółka Jana Pawła II, więźniarka Ravensbrück), mort, amie, Jean-Paul II, et accessoirement les noms d’une dame et d’un camp de concentration allemand réservé aux femmes.
De l’histoire de mon pape préféré et du seul que j’aurai vu de près, dans toute ma vie, à deux pas de chez moi à l’époque, je savais qu’il avait été proche et fidèle en amitié d’une femme dont j’ignorais le nom : elle s’appelait Wanda Półtawska, et aurait eu 102 ans la 2 novembre.
Source de la copie d’écran : PIK Polskie Radio
Résistante pendant la Seconde Guerre mondiale, Wanda Półtawska a été arrêtée le 17 février 1941, incarcérée à Lublin puis envoyée à Ravensbrück. Libérée en 1945, elle a fait ses études de médecine à Cracovie, se spécialisant en psychiatrie, avant de se voir confier, en 1953, la tâche de classer les papiers privés de Karol (Józef) Wojtyła, alors jeune prêtre affecté à la jeunesse depuis son retour de Rome en 1949. Elle le suivra au Vatican et, n’ayant pas peur d’intervenir, elle sera une des rares à avoir un accès direct au pape.
On lui doit près de 400 publications dans les domaines de la psychiatrie, de la protection de la vie à naître, des malades et des personnes âgées, ainsi que des questions conjugales et familiales pour lesquelles elle a reçu de nombreuses et prestigieuses récompenses dont, en 2016, l’Ordre de l’Aigle blanc (Order Orła Białego) en reconnaissance des services qu’elle a rendus à la République de Pologne, pour la promotion des valeurs et de l’importance de la famille dans la société moderne.
Qu’elle repose en paix…

