L’inattendu cake divin

Habituellement les figues du kéfir finissent dans des bouchées gourmandes, voulues non levées pour pouvoir les découper et les conserver dans une boîte pour des grignotages de circonstance, genre un thé offert à une visite surprise. Mais en ce moment, ma recette de base, en l’absence de figues (nouvelle récolte pas encore sèche) est sérieusement mise à mal. En effet, pour surveiller la fermentation de ma boisson à bulles préférée, j’ai momentanément recours à des abricots et raisins secs qui ne donnent pas le même résultat (je n’y retrouve pas les graines de figues qui craquent sous la dent) et je cherchais une autre astuce pour les réemployer au mieux. J’ai donc improvisé ce cake revisité !

Les ingrédients :

70g de chocolat noir (53% de cacao), 80g de cerneaux de noix, les fruits de plusieurs fabrications de kéfir (140g d’abricots et 40g de raisins), 60g de sucre en poudre, 1 cuillère à café de cannelle en poudre, 80g d’huile, 2 œufs, 130g de lait, 250g de farine T55, 10g de levure chimique, une pincée de sel et QS de beurre clarifié appliqué au pinceau pour le moule.

Le mode opératoire :

J’ai commencé par mixer le chocolat au robot, j’y ai ajouté les abricots et les cerneaux de noix, mixés grossièrement, puis j’ai ajouté la cannelle, l’huile, les œufs, le sucre, le lait, j’ai mélangé soigneusement le tout, puis pétri le mélange avec les raisins, la farine, la levure et le sel. J’ai ensuite versé l’appareil dans un moule à cake graissé au préalable et j’ai programmé une heure de cuisson à 180°C, départ four froid pour ménager ma superbe céramique polonaise !

Comme il était grand temps que j’aille me coucher, une fois le four éteint, j’ai laissé le cake refroidir dans son moule, porte du four entrouverte, son moelleux est garanti ! ♥ ♥ ♥

Pour la très grande majorité d’entre vous qui n’a pas les fruits secs, rendus sans sucre et réhydratés par la fermentation, voici ma dernière tarte aux fruits normaux, avant que je n’en perde la recette griffonnée sur un sac en papier qui finira tôt ou tard à la poubelle…

Il vous faut une pâte sablée à la noix de coco (recette classique dans laquelle on remplace 30g de farine par 20g de coco en poudre), quelques figues fraîches et des raisins, une banane bien mûre, 10g de jus de citron, 50g de crème fleurette, 1 œuf, 25g de Maïzena et 25g de sucre en poudre. On peut rajouter une pointe de vanille, ou pas !

Foncer le moule, chiqueter les bords (je me suis appliquée mais je n’ai pas encore trouvé le bon geste et je déteste ce joli moule, peu pratique, reçu en cadeau) et piquer le fond à la fourchette, le saupoudrer de noix de coco râpée et garnir à votre guise avec les figues coupées en 2 et les raisins avant d’y verser l’appareil réalisé en écrasant la banane à la fourchette avec le jus de citron, puis en incorporant au fouet l’œuf, la crème liquide dans laquelle on aura délayé la fécule de maïs et pour terminer le sucre en poudre (les très gourmands penseront au zeste de citron s’ils n’ont pas de vanille en poudre). Cuisson four ventilé à 180°C, le temps qu’il faut… Bon appétit ! 😉

Histoire d’eau

Bonne musique pour un début de semaine, certes en rythme, mais pas trop vite non plus…

Water Blues · Warsaw Village Band

… il faut se laisser du temps pour apprécier cette curiosité sonore un peu oubliée pour ma part, et que je redécouvre avec beaucoup de plaisir ! Belle journée à vous ! ♥

Dans la forêt…

… se passent bien des choses qui échappent entièrement à l’entendement du commun des mortels ! Alors, bien qu’il m’arrive parfois d’être un animal plutôt nocturne (qui pâtisse au lieu de dormir), selon les saisons, j’évite d’y aller de nuit pour ne pas y faire de mauvaise(s) rencontre(s) ! D’ailleurs, n’avez-vous pas remarqué que beaucoup de films destinés à nous faire peur commencent par la même scène de poursuite, dans une forêt hostile, à la tombée de la nuit et la malencontreuse chute de la future victime devant laquelle une branche, de passage, aura inopinément traversé ?

De jour, le spectacle offert par la nature y est autre, tout en gardant, comme ce clair sous-bois printanier envahi de muguet, son caractère magique, pas forcément enchanteur, quoique… se retrouver sur une autre planète, face à un train d’un autre âge, surgi d’on ne sait où et à destination de nulle part, pourrait toujours être possible… sait-on jamais ? 😉

Warsaw Village Band – Misery Masovian Blues / Kapela ze Wsi Warszawa – Bida Blues (Official Video)

Et la compagnie de personnes inconnues ou différentes, après consommation d’un champignon douteux (ou avoir fumé sa moquette), pourrait être le point de départ vers une hypothétique expérience musicale plus ou moins intéressante, selon l’ouverture de votre esprit, rappelez-vous, la forêt est magique… Bon samedi à vous ! ♥

Dernières récoltes ou la fin des haricots

Alors que je n’en finis pas d’effeuiller mes tomates dans l’espoir de voir mûrir un maximum de fruits, que les cucurbitacées, elles, ont alimenté le compost depuis un moment déjà, je me suis retrouvée avec un panier de haricots verts de toutes les tailles et à tous leurs stades de développement tellement la production a été anarchique cette année, entre la météo peu favorable et la présence perpétuelle des élevages de punaises. Récolte donc pas assez uniforme pour en faire des conserves (pour un vrai plat de haricots verts du jardin en persillade ou à l’italienne, hors saison) ou les congeler (j’aime moins), j’ai donc pensé à la base de verdure des soupes d’hiver (à raison d’un bocal par marmite) et ai décidé de les mettre à fermenter dans une saumure ! Dont acte !

Les ingrédients :

Enfantin, il faut de l’eau, du gros sel sans additifs et des haricots ! Mais aussi des bocaux vides et propres à fermeture mécanique (et caoutchouc), un oignon rouge, de l’ail, des graines sèches de livèche, quelques feuilles de livèche fraîche, pas encore entièrement dévorées par les escargots et autres baveux sortis avec la dernière bruine pour un repas pantagruélique (avant de songer aux abris pour l’hiver) et autant de feuilles de figuier ou de vigne (non traitées) que de bocaux disponibles. J’ai aussi rajouté les restes de saumure d’un bocal dont j’avais mangé le contenu dans les salades de saison mais pas encore utilisé les aromates dans un velouté chaud, pour libérer le bocal conservé au réfrigérateur.

Le mode opératoire :

Préparer 1 litre de saumure à 3% en mettant le sel (30g) dans une bouteille que l’on remplit à l’eau froide, de préférence sans chlore, ou, si l’envie est plus pressante, avec de l’eau tout juste bouillie. Laisser refroidir sans le bouchon, le temps d’équeuter les haricots et de les blanchir 2 à 3 minutes dans un grand volume d’eau bouillante non salée, les verser dans une passoire que l’on passera sous l’eau froide pour stopper la cuisson. Disposer dans les bocaux un quartier d’oignon, une gousse d’ail, des graines de livèche, les haricots égouttés, bien tasser le tout, mettre les feuilles fraîches de livèche sur le dessus puis répartir la saumure froide équitablement dans les pots et compléter si besoin avec le reste de saumure d’une fermentation précédente. Une fois la limite de remplissage atteinte, replier la feuille de figuier et en faire un bouchon qui maintiendra les haricots dans leur bain salé, nettoyer le rebord de chaque bocal et les fermer pour les mettre en fermentation à température ambiante, sur un plateau ou dans le plat de votre choix (pour contenir les éventuels débordements), sous surveillance pendant une semaine. Une fois le gros de la fermentation passé, nettoyer les pots et les ranger sur la bonne étagère du cellier !

Pour tout savoir sur la lactofermentation du haricot, voir la recette de base de la papesse du procédé qui l’a remis au goût du jour, j’ai nommé Marie-Claire Frédéric, dont nous devrions tous avoir le livre à la maison, pour plus de fantaisie dans nos vies ! C’est grâce à elle que j’ai agrémenté beaucoup de mes salades d’été d’une (ou plus) cuillère à soupe de l’un de mes mélanges expérimentaux comportant du radis noir en bâtonnets, de la betterave crue râpée, de fines rondelles de carottes et quelques herbes aromatiques, ou juste de l’ail fermenté, je ne la remercierai jamais assez !

Souvenirs, souvenirs…

C’est grâce au billet de Justin sur une barre de nougat chocolatée qui m’est totalement inconnue que j’ai pris conscience de mon manque flagrant de références en matière de consommation des cochonneries addictives et nocives dont la grande distribution a fait un complément non négligeable de ses ressources budgétaires !

C’est en grande partie lié au fait que nous n’avions pas la télévision, que la distribution des publicités dans les boîtes aux lettres ne se pratiquait pas dans nos campagnes et qu’il n’y avait pas ce genre de commerces dans les villages, alors nous étions relativement protégés.

Johnny Hallyday – Souvenirs souvenirs ( 1ère version )( Télé Music )

Mes références sont autres et beaucoup plus récentes ! Exemple !

Il va sans dire que, même en Pologne, la qualité de la confiserie du tout-venant pêche autant que chez nous. Curieusement, même si on y rogne sur la quantité et le soin apporté aux emballages (c’est flagrant pour les caramels à la vache où le papier intérieur avec une blague écrite a disparu), ces marques originales de prestige n’affichent pourtant que beaucoup de sucre mais pas encore d’huile de palme ni de E quelque chose bien présents dans leurs copies… Depuis la livraison-cadeau de juillet, j’ai tout mangé, et sans état d’âme particulier !

Quant à combler mes lacunes publicitaires, ils m’est toujours possible de fréquenter assidûment le site de Nathalie à Bordeaux, qui m’a appris qu’il y avait bien du Nougatti Côte d’Or en France à partir des années 70 ! N’oubliez pas les fruits et les légumes ! 😉

Cacher la poussière sous le tapis…

Histoire d’avoir quelque chose à dire sur un fait surprenant de l’Histoire de nos voisins du bout de la rue d’outre-Manche, oui, ceux qui laissent leur caniche royal (qui n’aime pas le son de nos cloches et hurle à la mort à l’heure de la messe) pisser devant ma porte… il va sans dire que depuis qu’ils sont là, ma consommation de poivre moulu pour le faire éternuer a très grandement augmenté ! Le (pas)supermarket local ne m’a pas encore demandé à quel genre de salaisons-maison je m’adonnais, et ce, même quand la chasse n’est pas ouverte !

Source de la copie d’écran : Slate : Histoires sans fin, épisode 3.

Le lavage de cerveau à grande échelle dans un climat anxiogène a très bien fonctionné, mais il y a quelque chose que je n’ai pas compris : tuer son chat ou son chien pour faire œuvre de salut public, en protégeant les ressources alimentaires des humains, bien enveloppé par les autorités compétentes, on peut (difficilement) y croire. Par contre, quand on sait que certains pendant cette guerre ont réellement fini par se résoudre à manger les rats des égouts, je ne peux m’empêcher de penser à la dépense d’énergie inutile des incinérateurs, alors que ces animaux bien nourris et en bonne santé auraient fait une réserve alimentaire sur pattes très prisée sous d’autres latitudes. Quel gaspillage de ressources pour des pragmatiques affirmés !