Nonobstant tout le respect que j’ai pour lui depuis sa reconversion, et même si je trouve ses prestations très intéressantes, je suis aussi très contente qu’il n’ait jamais fait partie des Doors, parce que j’aimais beaucoup Jim Morrison, sur la tombe duquel je passais régulièrement quand je traversais le Père-Lachaise il y a bien longtemps !
Je veux – Éric Cantona
Curieusement, en écoutant ce titre, me revient en mémoire que quand j’étais enfant et que j’exprimais un désir impérieux par « je veux », on me reprenait toujours en me rétorquant que le roi disait « nous voulons », c’était une autre époque…
À noter aussi, pour qui ne l’avait jamais vue, Arte a rediffusé l’excellente mini (6 épisodes) série Dérapages (disponible seulement jusqu’au 20 novembre), que nous avons (re, pour moi) visionnée en famille le WE du 11 novembre.
Cela me rappelle que je ne peux toujours pas voyager pour défaut de pièce d’identité et qu’il faudra encore que j’aille rendre une visite à la mairie de la commune pour savoir où en est l’adressage obligatoire qui n’a toujours pas été réalisé dans ma rue depuis ma réclamation il y a un an…
Autrefois, il y a très, très longtemps, quand il n’y avait pas encore eu de spéculation sur le cours de l’orchidée, la crème de marrons, préparée à la maison, pour la bûche de Noël était tout simplement à la vanille. J’ai trouvé la flambée des prix exagérée, et donc innové en la remplaçant (je la boycotte dès que je le peux) par la fève de tonka additionnée de rhum blanc… Cette année, les châtaignes, ayant souffert d’une météo très contrariante, ne se conservent pas très bien et fermentent toutes seules, parfois de manière non visible quand on les épluche, alors, pour en masquer le goût aigrelet, j’ai eu envie de m’offrir quelques fantaisies ! 😉
Attention : on dit crème de marrons, purée de marrons, marrons au naturel ainsi que marrons glacés… mais ce ne sont pas, en aucun cas, les fruits du marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum) présent dans toutes les cours de récréation, mais bien ceux du châtaignier (Castanea sativa) qui lui est présent dans nos bois.
Première étape : se coller devant un replay quelconque qui ne demande pas d’avoir l’œil scotché à l’écran en permanence, avec son petit couteau, le sac de châtaignes à éplucher (on a pris la peine de les plonger, au préalable, dans une bassine d’eau et on a éliminé toutes celles qui flottaient, elles sont soit véreuses soit pourries, inutile de perdre son temps à vérifier), un récipient pour les fruits écorcés et un autre pour les déchets et y passer le temps qu’il faut… c’est très long et fastidieux. On peut s’arrêter à cette étape et les conserver au réfrigérateur jusqu’au lendemain.
Deuxième étape : pour éviter la corvée suivante, à savoir ôter la deuxième peau des fruits, souvent trop incrustée dans la chair et responsable de l’amertume, il faut être un peu astucieux et faire infuser dans de l’eau chaude les tanins qu’elle contient, eau que l’on rejette ensuite et là, ô miracle, la deuxième peau devient comestible et renforce le goût de la châtaigne dans le produit fini ! Pour ce faire, les immerger dans une casserole avec un grand volume d’eau (au moins au niveau supérieur des fruits) et porter le tout à ébullition que l’on maintient une dizaine de minutes, verser ensuite dans une passoire pour les égoutter avant de les utiliser (attention, le résultat est très moche et les tanins tachent).
Troisième étape : la meilleure ! J’ai encore des châtaignes (dont j’avais pu enlever la deuxième peau sans qu’elle se brisent, conserve prévue pour la volaille des fêtes) au naturel de 2020, j’ai de la crème de marrons vanillée de 2018, de la rhum et tonka de 2021, de celle aux brisures de marrons glacés (c’est long à faire) de l’an dernier, j’ai donc décidé d’expérimenter 2 recettes issues de mon imagination du jour et de passer celles qui resteront en purée de marrons, qui servira aux recettes salées et m’épargnera de plonger dans le congélateur à la recherche des châtaignes perdues que je n’avais pas eu le temps de convertir en confiture ou autre utilisation (dont celle du velouté de Noël, au potiron, lait de coco et châtaignes) ! 😉
Shantel & Cümbüs Cemaat “Basindaki Yazmayi Sariya Mi Boyadin”
Crème de marrons chocolatée :
Pour 3 pots à confiture classiques, il faudra : 600g des châtaignes de la passoire, avec peau et brisures, qui seront mixées avec 130g de chocolat noir (56% de cacao), on ajoutera 350g de sucre, 1/2 fève de tonka réduite en poudre, une pincée de sel et 200ml de lait de coco, on fait cuire une vingtaine de minutes puis on ajoute 3 cuillères à soupe de rhum blanc, un dernier bouillon et (après un ultime coup de mixeur) on remplit ses pots propres que l’on stérilise immédiatement en cocotte-minute, une quinzaine de minutes. Il en reste un petit ramequin pour mes testeurs de recettes inédites, que je conserve au réfrigérateur.
Crème de marrons, badiane, semences de fenouil et pastis :
Pour 3 pots, il faudra 600g des châtaignes de la passoire que l’on mixera, une étoile de badiane et une cuillère à café de graines de fenouil que l’on aura moulues au préalable, 350g de sucre, une pincée de sel, 200ml de lait de coco, on fait cuire une vingtaine de minutes et on rajoute 3 cuillère à soupe de l’alcool anisé de votre choix (celui qui vous avez ira parfaitement) avant de mixer puis mettre en pots et de stériliser. Le petit reste sera pour les testeurs attendus pour le WE.
À noter, avant de rajouter l’alcool, j’avais déjà retrouvé le goût des châtaignes bouillies que tous mes petits camarades d’école avaient pour leur goûter et que ma mère ne savait pas préparer de la même façon… souvenir hautement régressif !
Purée de marrons :
J’ai pesé les châtaignes restantes, les ai mixées avec 20% de leur poids en eau, un peu de sel et 1 cuillère à café de graines de fenouil réduites en poudre, j’ai mis en pots et j’ai stérilisé pendant 30 minutes.
Il ne me reste plus qu’à coller les étiquettes et faire de la place sur mon étagère ! Exit le sac de châtaignes de la récolte 2023. Il va sans dire que la personne qui me les a données sera gratifiée d’un pot (mais lequel ? Chut ! J’ai triché !) du produit fini pour sa bûche de Noël ! 😉
Conclusions des testeurs : on sent bien la châtaigne dans la version chocolatée et le produit final reste tartinable après refroidissement (on pourra tester l’an prochain avec moins de chocolat mais avec un pourcentage de cacao plus important ?), pour la version anisée, les 350g de sucre suffisent amplement et on pourrait peut-être même envisager de descendre à 300g ? Je sens que les puristes, qui ôtent toujours la deuxième peau de leurs châtaignes et sont partisans du rapport 60g de sucre pour 100g de produit fini, ont les cheveux qui se dressent sur la tête…
Il y a quelques jours (à lire => ici) j’avais été surprise par une certaine similarité entre un titre de 2015 d’artistes qui m’étaient inconnus et un autre en français datant de 1988… voulant comprendre, j’ai trouvé des paroles qui n’avaient rien de commun avec notre nougat de Montélimar, mais j’ai aussi découvert celui-ci (le titre est identique à celui du duo gréco-allemand) qui, finalement, daterait de 2015 1997 (et là cela me va mieux)…
… et là, j’ai bien une chanson qui sonne comme un classique grec, avec les bons instruments, et n’a rien à voir avec celle de Fontaine & Areski, le mystère s’épaissit donc encore plus, mais promis, j’enquête ! 😉
Il est encore possible de se laisser surprendre et de devoir piler juste avant de plonger dans une rivière parce que le système mondial de positionnement qui remplace les bonnes vieilles cartes routières est parfois défaillant et ne signale pas qu’il faut attendre que le bac à traille soit revenu de l’autre rive pour traverser à son tour…
… parce qu’il n’y a ni gué, ni pont pour le faire mais juste un passeur avec sa barge. Par chance, cet affluent de la Vistule ne croisait pas notre route de nuit, sans éclairage public ! Plus à l’ouest des vestiges témoignaient d’une occupation du territoire historiquement plus structurée. Bon samedi à vous ! ♥
… non pas dans un verre d’eau, mais celles sur Terre (Ciaràn et Domingos) avec leur couverture nuageuse ont gêné l’observation de celle dans les cieux ! Je n’aurai pas le plaisir d’assister réellement à ce spectacle dans cette vie, mais pour qui veut en profiter depuis son fauteuil, il s’agit d’une nouvelle caméra norvégienne (celles du Canada, à l’heure où j’ai regardé ce coin de ciel, ne nous donnant que la météo du jour chez eux, décalage horaire oblige !) 😉
Curieusement, le soir où j’ai écrit ce billet, la tempête géomagnétique était parfois visible aussi depuis la France, mais je n’ai pas vraiment observé mon ciel, les volets étaient déjà fermés sur une météo peu favorable, et c’est mon journal préféré qui me l’a appris le lendemain (j’avais été me coucher sans regarder les sites canadiens) ! Belles observations à vous ! 😉
On peut remercier la chaîne Arte qui m’a montré une très belle aurore boréale en Finlande (et rappelé, à la fois, et leur existence, et que c’était la saison idéale pour les observer !) dans son documentaire Gaïaland : la tribu et le gourou, en quatre épisodes (disponible en replay jusqu’au 8 janvier 2024) sur l’utopie écologique de la secte Écoovie, créée en 1978, à Paris par le Québécois Pierre-Joseph Maltais, pseudo chaman amérindien, alias Norman William pour les membres de cette aventure qui a duré jusqu’en 1994, date à laquelle, ils ont enfin refusé de suivre leur guide sur une île du Cap-Vert.
Sur ce sujet sont aussi disponibles : Le pervers aux cent visages sur la chaîne de Karl Zéro ainsi que L’Affaire Norman William sur la chaîne ONF que je n’ai pas encore visionnés. Le gourou semble toujours courir, probablement sous une nouvelle identité…
J’ai bien évidemment raté le grand S qui était visible une heure plus tôt et n’ai eu que les miettes ! 😉
Green snake above the Lyngen Alps November 20th 2023 – Lyngen North
À noter, pour ceux qui sont intéressés et peuvent le visionner, Arte rediffuse l’excellent documentaire finlandais de 2019, signé Simo Sipola, je n’ai pas trouvé de résumé vidéo de présentation => Aurores boréales – Des lumières fascinantes mais menaçantes, il est disponible jusqu’au 28 février 2024.