Saperlipopette ! J’avais bien vu, certes du coin de l’œil, et je ne voulais pas y croire, nous avons un concours de soupe (doublé d’un concours de vitrine pour lequel je crains le pire) sur la commune juste avant Noël à 18h, place de la mairie, et voilà qu’à l’heure où je rédige ce billet (une semaine avant Noël), j’ai gaspillé toutes mes chances de remporter le prix de la louche d’or en liquidant trop tôt toutes mes boîtes secrètes du réfrigérateur ! Une seule chose est sûre, je garderai mes louches en inox ! 😉
Bon, il faut aussi savoir qu’il ne suffit pas de se ramener au lieu du rendez-vous avec sa soupière fumante et sa louche… Déjà il faut s’être inscrit au préalable, par chance, pas auprès de l’une des 3 associations organisatrices qui ne fonctionnent que grâce à FB (chez qui je n’ai pas de compte). Pour de plus amples renseignements, il faut appeler un numéro de portable dont on ne sait pas à qui il appartient (sachant que chez moi je limite ces appels aux seules urgences, car mon opérateur me les facture au prix fort pour compenser la gratuité des appels aux numéros fixes), alors ma soupe improbable (un oignon rouge, les dernières feuilles de salade de ma boîte, 2 pommes de terre, la moitié d’un panais, couennes de jambon et barde d’un rôti, restes d’un bigos -la choucroute polonaise- et une très grosse cuillère à soupe de raifort râpé avec ce qu’il faut d’eau pour que le résultat soit un peu liquide) mais néanmoins excellente, est très bien dans les bocaux spéciaux réchauffage sur le coin du poêle, avec juste l’espace qu’il faut pour y rajouter mes croûtons aillés revenus dans du beurre au moment de la dégustation de la merveille !
Pour me réconforter de ma déception (mes soupes qui tuent sont toujours uniques, parce que je n’ai jamais les mêmes ingrédients, et ne pourrai donc pas la refaire pour le concours) et profiter au maximum de la compagnie de mon adorable robot qui fait tout, j’ai concocté, en suivant et en ayant un peu rincé la cuve, la purée la plus ébouriffante de mon existence qui serait une surprise culinaire sur une table festive ou simplement hivernale, si jamais vous osiez la cuisiner… En voici la recette… 😉
J’ai fait fondre un oignon jaune finement haché dans une cuillère d’huile, puis j’ai ajouté 780g d’un mélange de 6 navets moyens, panais (la grosse moitié qui n’était pas dans la soupe du jour) et 3 petites pommes de terre, le tout coupé en julienne que j’ai fait cuire 25 minutes dans 400g de lait de coco et avec un cube de bouillon de poule. Pour terminer, j’ai ajusté l’assaisonnement avec du poivre du moulin et du piment d’Espelette lui aussi de son moulin et mixé légèrement avec 50g de beurre salé et 35g de flocons d’avoine parce que j’ai trouvé que le résultat était un peu trop liquide pour une purée. Qui aurait parié sur une telle association ? C’est pourtant un mélange totalement addictif !
Portez-vous bien ! 😉
Mise à jour du 22 au matin :
La météo du jour…

… va diluer les bonnes volontés et rendre la dégustation nettement moins attrayante ! 😉
Mise à jour du 31 décembre :
Deux louches d’or ont été attribuées, la première à une bénévole de la bibliothèque pour sa soupe curry & haricots coco judicieusement épicée qui devançait de très près la soupe de l’est à base de betterave et d’oignons, présentée par l’école religieuse, qui est repartie avec la seconde louche. Elles ont aussi été récompensées par une corbeille gourmande. 😉
Pour les vitrines ce sont celles du tour immédiat de la place de la mairie qui ont été primées, celle de la coiffeuse, celle de la fleuriste et celle de l’épicerie… qui ne m’avaient pas éblouie, alors que celle d’un vigneron, plus bas dans le village avait retenu mon attention !





