Faute de grives…

… on mange des merles ! Rassurez-vous, je n’ai attenté à la vie d’aucun oiseau de mon jardin (la journée nationale de comptage de ces volatiles qui fréquentent nos jardins se tenait dimanche dernier), mais je faisais allusion à mes pâtés de canard non réalisés pour cause d’extermination suite à la grippe aviaire en 2022, aux canards gras qui manquaient dans les fermes l’an dernier, pénurie cette fois due à l’absence de canetons français dans les élevages. Pas de foie gras (ni d’huîtres d’ailleurs) pour les fêtes, ce n’est pas nécessairement vital et j’ai survécu, mais j’avais envie de tester le foie gras de l’Auvergnat et j’avais donc commandé chez l’épicier un sachet de 500g de foies de volaille (vous savez maintenant pourquoi les poulets sont vendus sans abats), à transformer en mousse de foie améliorée.

Mais qui me connaît un peu, sait que je ne peux pas suivre une recette sans y mettre mon grain de sel, et donc qu’en plus d’engraisser ces foies normaux je leur ai aussi donné le goût du canard avec un magret tout droit sorti du congélateur ! Par contre, pas de photographies des opérations, primo, les foies mis à dégorger, ce n’est absolument pas ragoûtant, secundo, avec les mains un peu grasses ce n’était franchement pas envisageable !

La mousse de foies de volailles – Les #recettes de François-Régis Gaudry

Les ingrédients :

± 500g de foies de volaille frais sous vide, un magret congelé (± 450g), 2 feuilles de laurier, 15 grains de poivre, 300g de Riesling (ou de vin blanc sec), 250g de beurre doux à température ambiante, 130g de crème épaisse, 2 cuillères à soupe de Porto, 1 cuillère à café (rase) de sel fin, 1/2 cuillère à café de « 4 épices » et ce qu’il faut de poivre du moulin.

Le mode opératoire :

Ouvrir le sac des foies, ôter les veines délicatement ainsi que les zones qui ont été en contact avec le fiel et les plonger dans de l’eau salée (1 cuillère à soupe de sel gris pour 600g d’eau) pendant 1/2h pour les faire dégorger. Pendant ce temps s’occuper du magret en détachant la couche de graisse de la partie viande. La graisse sera découpée grossièrement en dés et mise à fondre à feu très doux dans une poêle. Ceci fait, la viande sera devenue plus facile à découper en dés d’environ 3cm que l’on passera au mixeur pour obtenir de la viande hachée que l’on réservera.

Peser le vin blanc dans le bol du robot, y ajouter le laurier et les grains de poivre. ainsi que les foies égouttés et programmer 8 minutes à 80°C (ce qui équivaut ± à 2 minutes dans le vin chaud de la vidéo). Ajouter ensuite la viande hachée réservée du magret de canard et prolonger la cuisson de 3 minutes. Vider le contenu du bol dans une passoire fine (on ne garde pas le vin, c’est du gaspillage !) et enlever les feuilles de laurier. Verser le contenu de la passoire dans le bol du robot, ajouter le beurre, la crème, le Porto, les « 4 épices », le sel et le poivre et mixer le temps qu’il faut pour obtenir la consistance désirée.

Remplir ses pots à pâté (à 2cm du bord supérieur) avec la mousse obtenue, tapoter pour uniformiser la surface et ajouter par-dessus 2 cuillères à soupe de la graisse mise à fondre dans la poêle (le reste ira dans votre bocal spécifique et servira pour vos prochaines pommes de terre à la sarladaise, un peu de sel sur les résidus solides restants dans la poêle et vous avez de succulents grattons pour le petit déjeuner), nettoyer les rebords du pot en cas de bavure, les fermer et les stériliser 45 minutes en cocotte-minute (30 minutes suffiraient sûrement, mais pour avoir dû jeter un bocal de pâté paysan que l’on m’avait donné et qui ne s’était pas conservé, je n’ai pas pris le risque de perdre ma production). Laisser refroidir, essuyer les pots puis apposer une jolie étiquette et les ranger dans la cachette secrète en attendant que leur contenu se soit affiné pour Pâques !

Je n’ai pas pu résister à l’envie de rajouter 1/2 cuillère à café de Porto au fond des 3 bocaux à couvercle noir et une pincée de sel Viking (fumé) en surface de ceux (2) à couvercle argenté, et j’ai tartiné avec gourmandise les miettes qui restaient au fond du bol et sur ma spatule… 😉

Passer du coq à l’âne…

Serais-je une spécialiste du genre ? Mon petit tour des titres du journal avant d’aller me coucher m’a subitement inspirée !

Source de la copie d’écran : La Dépêche

Immédiatement, en lieu et place des tracteurs de ce titre, sont revenues la peur ancestrale du loup et la fameuse chanson, écrite en 1967 par Albert Vidalie, sur une musique de Louis Bessières, interprétée par Serge Reggiani…

Pour qui ne sait pas à quoi cette chanson fait référence, il faut penser d’abord à 1940, puis à son utilisation par les générations suivantes.

Serge Reggiani, « Les loups sont entrés dans Paris » | Archive INA

Juliette l’a aussi interprétée, ainsi, qu’entre autres, Catherine Ringer et Patrick Bruel, lors d’une soirée de soutien à Charlie Hebdo. Sommes-nous, depuis un certain remaniement, sur une pente très glissante et dangereuse, au point qu’il n’y aurait presque plus de différence entre qui nous gouverne et qui bataille, de père en fille, pour nous mettre au pas ? J’aimerais beaucoup me tromper, mais où pourrai-je me cacher si, par malheur, on leur prépare le terrain…

Et si c’était une nuit
Comme on n’en connut pas depuis
Depuis cent mille nuits
Une nuit de fer, une nuit de sang
Une nuit, un chien hurle
Regardez bien, gens de Denfert, regardez-le
Sous son manteau de bronze vert
Le lion, le lion tremble

Opéra & folk

Les deux genres musicaux sont ils compatibles ? Aucune idée, ma formation dans ce mode d’expression s’étant limitée à 1 heure de musique pas semaine, en classe de cinquième, je ne me reconnais pas d’autre légitimité en la matière, que celle de mon oreille à géométrie variable, d’où, juste une bande-son pour ne pas avoir d’image qui en gênerait l’attention ! 😉

Willy Blake i Kasia Ignatowicz – Will you miss me

Par contre, comment les chemins et univers si différents de Kasia Ignatowicz, chanteuse polonaise d’opéra, amoureuse de l’Espagne (une preuve : sa participation à l’Espagne a un Incroyable Talent – 3 votes sur 4) et de Willy Blake que nous avons déjà croisé ici, l’âme insaisissable des vieilles pierres de Cracovie, spécialiste de la musique folk américaine ont-ils pu se croiser ?

Oh Molly dear – American Folk Song

Cela restera un pur mystère pour moi ! 😉

Le résultat de l’expérience, lui, est heureux, selon mon oreille ! Alors, juste pour le plaisir, retour aux sources, celles de la découverte de Willy Blake ! 😉

Willy Blake i Kasia Ignatowicz – I ain’t got no home

Bonne semaine à vous ! ♥

Dans nos rues…

Le billet original intitulé « Dans la rue » a été pompé par un blog inconnu que j’ai trouvé relativement louche. Il serait celui d’un ancien technicien d’Énéo-Cameroun (alors que je n’ai eu aucun visiteur de ce pays le jour du forfait), qui se serait reconverti dans le coaching et accessoirement le prosélytisme, et ce, sans qu’il ne se soit manifesté auparavant, alors, première visite chez moi et un article pillé, j’ai trouvé cela plutôt inélégant…

… voici donc la photo d’origine dépourvue toutefois l’explication du pourquoi je l’avais postée…

the heymacs – Hit The Road, Jack

J’en suis désolée pour les habitués qui avaient commenté et nous avaient livré un peu de leur quotidien, qu’ils veuillent bien me pardonner d’avoir fait passer leur ressenti à la trappe…

Mise à jour du 8 avril :

J’ai fait une enquête sur l’adresse IP affichée du prêcheur de la bonne parole qu’il ne suit pas, elle n’est pas localisée au Cameroun, mais à San Francisco (Californie) qui figuraient bien dans mes statistiques ! Et devinez quel est le sujet de son billet du jour, tout simplement la suggestion affichée chaque jour sur la page d’accueil de son WP, c’est manifestement quelqu’un qui a beaucoup de choses personnelles à nous raconter…

… la réponse à la question est bien sûr une application pour entendre une Bible en ligne, avec le lien qui va bien pour le commerce, et quand on voit le logo de la page, un arbre qui pousse dans un tas de pièces de monnaie, protégé par 2 mains surmontées des initiales du monsieur, suives de la mention fondation en forme d’arc-en-ciel, on se doute que la religion en question est juste une affaire de gros sous… Soyez sur vos gardes si quelqu’un reblogue un de vos billets, car je n’étais pas la seule victime de cette graine d’escroc… 😦

On n’arrête pas le progrès…

Serait-ce la proximité de la première pleine lune de l’année ? Mais tout ce qui croise un instant mon regard, puis revient à la charge chaque fois que j’anime l’écran de mon ordinateur en veille, amène une réaction plus ou moins marquée de ma part !

Ainsi, j’avais prévu de vous parler, ce jour, de la naissance de Vendredi (non, pas celui de Robinson Crusoé), mais il n’y avait rien de plus urgent (comment on nous manipule ?) que partager ces titres suggérés par la récente nouvelle version de mon navigateur, que je préférais muet !

Si j’ignore qui sont Usbek & Rica, j’ai déjà lu des articles d’Euro News et ne sais toujours pas quoi en penser, mais X et Y sur une même page, je ne crois pas au hasard ! Alors j’ai lu ! 😉

Concernant l’information X, à l’ouest, rien de nouveau, je n’en retiendrais (s’il y avait matière à…) juste que cela :

Source des copies d’écran : fr.euronews.com

C’est encore plus nébuleux pour l’information Y : petit rappel d’embryologie…

Source des copies d’écran : usbeketrica.com

Rassurez-vous mesdames, les hommes ne disparaîtront pas demain matin (sauf exception), ils sont un mal nécessaire et nous manqueraient trop !

Sur cette très bonne nouvelle, je vous ai gardé le meilleur pour la fin, et là, je n’ai absolument pas été lire (c’est BFMTV, le média préféré de notre gouvernement, et l’image me suffira) parce que ma curiosité n’est pas sans limite et que mon problème du moment serait plutôt d’adopter un nouveau navigateur ou de commencer une cure de désintoxication… 😉

Malaise agricole

Bonne nouvelle, les panneaux à l’entrée de nos villages vont être à nouveau lisibles sans devoir se démonter le cou, mais…

Source de la copie d’écran : La Dépêche

… le feu couve toujours (voir la carte des routes impactées par les barrages mis en place pour continuer l’action des militants), et les derniers événements ne vont pas calmer la colère légitime des agriculteurs, pas plus qu’arranger la situation…

Source de la copie d’écran : La Dépêche

… en l’absence d’informations supplémentaire (arrivées plus tard), l’automobiliste pressé (dont nous ne connaissons pas le régime alimentaire) ne sera pas arrivé à l’heure au travail attendra des jours meilleurs pour aller acheter des cigarettes détaxées en Andorre, et aura toujours sur sa conscience la mort d’une femme (et de sa fille de 12 ans, c’est confirmé) qui voulait elle aussi travailler, mais dans des conditions convenables… Sommes-nous tous à ce point décérébrés et individualistes ?

Mise à jour du 6 février :

Des nouvelles (partielles, rien n’est dit au sujet du conducteur) des occupants de la voiture assassine ici => Agricultrice et sa fille tuées en Ariège : l’arrêté d’expulsion des deux passagères partiellement annulé.