Nina Simone – Don’t Let Me Be Misunderstood (Audio)
Mais c’est en planchant sur la vision très personnelle signée Limboski & Wiśnia de cet autre immense succès Nie Opuszczaj Mnie (Ne me quitte pas) traduit par Wojciech Młynarski (qui fait beaucoup pleurer dans les chaumières mes compatriotes, proches ou moins, que ce soit par Agnieszka Fatyga en 1988, ou par Michał Bajor, en 1995, ou encore par Edyta Górniak et d’autres encore), qui n’a finalement que le titre en commun avec la chanson de Jacques Brel (leur titre reste plaisant, et ce, même avec d’autres paroles et une mélodie différente) que je suis arrivée à cette surprenante et inattendue version de Don’t Let Me Be Misunderstood ! 😉
Historiquement, elles, n’ont jamais fait partie de notre paysage culinaire, pour la simple et bonne raison que nous n’habitions pas au bord d’une quelconque mer, et donc, que nous n’étions pas familiers des produits d’icelle, mise à part la morue séchée que nous pratiquions quand l’épicier du coin avait un arrivage ! Je n’étais absolument pas tentée quand on me racontait des orgies, protégée de l’envie par mon ignorance. C’est avec la deuxième belle-sœur que je les ai découvertes, avec modération pour ne pas dire la plus grande méfiance, deux la première année, et six la seconde… Ensuite la douzaine ne me faisait plus peur, j’avais même acheté l’outil pour ne pas me blesser ! Mais lors du dernier réveillon avec des invités, on m’a demandé d’oublier la bourriche, un des grands amateurs ayant été malade et n’en mangeant plus, par précaution.
Cette année de calme plat, j’avais bien envisagé de m’en offrir une douzaine pour le changement d’année, c’était sans compter sur le principe de l’em…dement maximum, dit de Murphy, celles qui arrivent chez nous, à l’intérieur des terres, viennent toutes directement d’Arcachon… Je n’ai donc pas eu à suivre les conseils du journal, et avec juste un peu de compassion pour les ostréiculteurs lésés par le mauvais fonctionnement des stations d’épuration de leurs environs (au fait, mais que mangent les poissons d’élevage, là aussi c’est plus que flou !) qui les a privé du fruit d’une année de travail, j’ai renoncé et me suis contentée d’un tournedos tourné et retourné dans un beurre d’échalote ! 😉
La nuit des morts vivants 1968 Bande annonce VF vost
Par contre, pour avoir eu en bouche, une fois, un mollusque infect (j’aurais dû me méfier plus, j’en avais eu treize à la douzaine), pourtant pas encore tout à fait mort (il avait réagi au citron), que j’avais très élégamment recraché avant de me rincer le gosier d’abord à l’eau puis au citron pur et enfin à une boisson fortement alcoolisée en ma possession, heureusement sans autre effet secondaire parce que je bichonne ma flore intestinale par une consommation régulière de produits fermentés par mes soins, oui disais-je, que faut-il penser du conseil du 16 janvier 2023 pour les plus sensibles, ressorti deux jours après l’interdiction de vente de huîtres du bassin du 28 décembre (ce ne sont pas les seules qui soient inconsommables) ? Même cuit, le mollusque recraché n’aurait certainement pas été bon, mais est-ce que le norovirus disparaît à la cuisson, rien ne me le prouve ! Et qui nous écrira : « La revanche des huîtres ou la nuit des vivants-morts » ? 😉
Quand le premier roman de Françoise Sagan est sorti, faisant scandale à l’époque, je n’avais même pas six mois… mais en ce premier jour de l’année, je voulais célébrer un de nos meilleurs « seconds rôles » qui est parti sans tambour ni trompette, courant décembre, et à qui je n’ai pas rendu hommage (ayant programmé tous les billets du mois à l’avance) ce qui en soit, venant de quelqu’un qu’il n’avait jamais croisé, n’est pas si grave ou l’est beaucoup moins, à mon sens, que l’absence de ses chers collègues parisiens à ses obsèques qu’il avait voulues provinciales et surtout joyeuses si ce n’est festives…
Mais d’abord, je souhaite beaucoup de courage, en ce premier jour de l’année 2024, à tous celles (ou ceux) qui doivent ranger la maison après la fête ! J’ai souvent fait la discrète petite main – fée du logis quand nous étions invités et que nos hôtes s’étaient couchés en laissant toute la vaisselle sale dans l’évier, pour leur éviter la déprime d’un lendemain qui déchante (j’ai des preuves) !
ABBA – Happy New Year (Video)
Guy Marchand, car c’est de lui dont je voulais parler, était un acteur, plusieurs fois récompensé, un chanteur (La Passionata, 1966, c’est lui, mais aussi Moi, je suis tango, 1975, Taxi de nuit, 1988, Belleville, 2020 et le fameux Destinée de la bande-originale des Sous-doués en vacances, 1982, repris dans LePère Noël est une ordure, dont on lui avait volé les droits de co-auteur) doté d’une voix de crooner, fin connaisseur de blues, de jazz et de musiques latines, un musicien auteur de musiques de films et un romancier, en plus d’avoir incarné (après d’autres pointures) avec brio un personnage cher à Léo Malet, le détective Nestor Burma, qui, s’il n’était pas l’inspecteur Columbo, méritait aussi que l’on s’y arrête, ne serait-ce que pour son discours critique, passablement sarcastique et ses relations compliquées avec la maréchaussée ! 😉
Guy Marchand chante Elvis Presley, Blue Moon, auprès de Johnny Hallyday et Fanny Ardant
Après l’annonce de son décès j’avais visionné (sur YT) avec plaisir La marieuse était trop belle, le premier des 3 épisodes de la 8ème et dernière saison de Nestor Burma en 2003. Je l’ai revu ensuite dans un rôle plus profond et actuel dans le téléfilm de 2019, Illégitime (disponible sur France TV jusqu’au 31 décembre prochain), signé Renaud Bertrand, inspiré d’un fait divers dans un quartier difficile…