Lectures en diagonale, le vide-poche # 16

Elle sera plus que courte, l’article concernant ce tragique fait divers estival étant réservé aux abonnés du journal (dont je ne suis pas), mais comme les lieux sont chers à mon cœur et que cela fait des années que je n’y ai pas mis les pieds, j’ai été surprise par leur nouvelle et fortement improbable topographie ! La nationale 20, contrairement à ce que j’ai lu, ne traverse pas le village de Verdun (à peine, peut-être, quelques terres agricoles ou pâtures dans la plaine) qui est à l’écart et en hauteur, ainsi bien plus au calme lors des transhumances (chaque fin de semaine) d’amateurs des denrées détaxées de la principauté d’Andorre où ils ne vont pas, car on les cantonne côté français dans un centre commercial habité avant le col Port d’Envalira qui la protège de l’invasion !

Source de la copie d’écran : La Dépêche du Midi

Il y a bien longtemps, la nationale 20 traversait Les Cabannes dans toute la longueur du village, et pour aller à Verdun (par une petite route dont je ne suis même pas sûre qu’elle avait à cette époque le statut de départementale qu’elle a en 2025), il y avait un embranchement sur la gauche, nécessitant un arrêt pour laisser passer ceux qui descendaient d’Ax, et très souvent du Pas (le s final se prononce, mais pas quand on utilise le nom réel qui est Le-Pas-de-la-Case) environ 50 mètres après la grande place aux platanes (où se tenait la fête foraine), elle, sur la droite à l’entrée quand on arrivait de Tarascon. On en voit encore un vestige de plaque, à gauche au ras du sol de la rue principale dans la copie d’écran de Google Maps dont sont issues les 2 images suivantes.

Alors j’en déduis que le ou la signataire de cet article n’y a jamais mis les pieds, parce que le flot des transhumants ne traverse plus Les Cabannes par sa rue principale car une autoroute A20 voie express contourne, depuis 2019, ce même village. Les commentaires à l’article sont aussi d’une truculence rare et reflètent assez l’esprit de cette terre bien connue des contrebandiers !

Dans le même journal, un autre article célébrait une exposition, dans l’église Saint Blaise de Verdun, consacrée au 150ème anniversaire d’une crue mémorable qui avait englouti une partie de ce village agricole montagnard dont peut-être la partie manquante du clocher (en photo ici).

Portez-vous bien ! ♥

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Post-scriptum : ce titre jubilatoire (de Mme Figaro) dont je ne voulais pas parler me fait de l’œil depuis trop longtemps pour que j’y résiste encore ! Que je n’aie pas en toute circonstance un langage châtié serait inexcusable si j’étais première dame de France et ancienne enseignante, cela a fait partie de l’éducation reçue de mes parents prolétaires…

Heureusement je ne le suis pas (nous ne sommes pas du même monde), mais cela ne m’empêche pas d’être juste sidérée d’imaginer les conversations du couple sous les ors de l’Élysée le soir à la veillée et de constater le peu de considération qu’ils ont pour tous ceux qui vivent le long de la diagonale du vide ainsi que les courageuses qui œuvrent à protéger les femmes ordinaires des brillants prédateurs (hypervitaminés, licitement ou pas) qui ne comprennent pas la signification d’un non distinctement formulé !

Aretha Franklin – Respect (Official Lyric Video)

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La dernière pour la route, cherchez l’erreur !

Source de la copie d’écran : Version Femina

Encore une IA qui a corrigé un titre sans avoir jamais entendu la fabuleuse chanson Lettre à Mr le chef de gare de La-Tour-de-Carol (aujourd’hui Latour-de-Carol et en catalan La Tor de Querol) à écouter comme berceuse dans ce même train de nuit, de Brigitte Fontaine quand elle était encore un peu sage, et nous a inventé une Carole Enveitg plus vraie que nature, du nom de la voisine, mais pas la plus proche…