Avant, après…

Tout change, et même si j’y étais préparée depuis l’enseignement secondaire par notre professeur de physique et chimie (quand il avait terminé ses exposés sur les films qu’il avait vus), qui citait volontiers, dans le dernier quart restant de son heure de cours, Antoine Lavoisier sur la conservation des masses lors du changement d’état : Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, j’ai parfois du mal à m’y faire ! 😉

Pour avoir été Toulousaine un temps certain, j’avais adopté avec bonheur la confiserie locale, le cachou Lajaunie, petite pastille carrée de couleur noire, à la réglisse et à la poudre de cachou (extraite de l’acacia catechu), créée (pour redonner une bonne haleine aux messieurs qui chiquaient) en 1880 par le pharmacien Léon du même nom. Vendue dans une petite boîte ronde entièrement métallique, pratique à avoir dans sa poche ou au fond de son sac, je la trouvais idéale lors des longs trajets où les délais impartis interdisaient d’envisager une pause sur la route, 3 ou 4 grains sucés donnaient le courage de continuer ! Mais hélas, leur fabrication a cessé dans le quartier Fontaine-Lestang, d’où sortaient chaque jour près de 10 000 boîtes et, depuis 2025, les stocks existants ont disparu des rayons (et chez les particuliers, sauf chez quelques petits malins qui les revendent à prix d’or sur un site bien connu !), inutile de dire que j’en économise mes derniers !

Le groupe italo-néerlandais Perfetti Van Melle, qui avait acheté la marque en 2023, a décidé en septembre 2025 de cesser sa commercialisation et, depuis, malgré une pétition lancée en juillet, près des caisses de toute grande surface, le Cachou Bonbest fabriqué en France, distribué par Dulsa à Pézenas (34), sans sucre ajouté (mais avec quand même 65g de glucides dont 22 de sucre aux 100g, contre 78g et 23 dans la formule originale), vient de faire son apparition !

Après un test comparatif, pour les besoins de l’enquête, il n’arrive pas à la cheville du vrai Cachou Lajaunie : aucune tenue en bouche, il s’effrite tout de suite, un goût anisé prononcé, bref, la boîte métal et plastique plus grande, dont l’ouverture, moins pratique est à revoir, ne me séduit pas vraiment !

Fabulous Trobadors – Cachou Lajaunie (1992)

Dans la série des tests, divers d’hiver et variés, la recette gourmande de Marla a été sur ma table un soir de grosse flemme ! Comme je n’avais pas révisé l’original avant de me lancer, j’ai complètement zappé l’oignon rouge poêlé ! 😉

Pas de pâte feuilletée, j’ai utilisé un paquet de feuilles de brick, 2 pommes vertes, râpé quelques noix supplémentaires dans un appareil non dans la recette originale (1 càc de fécule de maïs, un peu de lait pour la diluer, un œuf, sel, poivre et 4 épices) pour absorber l’eau des champignons de Paris que j’ai ajoutés, verdict, à refaire avec seulement 5 feuilles du paquet et non les 10. Ce que j’incrimine au nombre de feuilles de brick utilisées est peut-être lié au fait que j’ai trouvé, à mon passage suivant au pas supermarket, lesdites feuilles dans un carton, non encore évacué, de périmés en partance pour la benne (et que je n’avais, bien sûr, pas vérifié la date bien que les ayant trouvées bien cartonneuses dans leur emballage) ! 😉

Excellente surprise avec la recette polonaise de boisson anti-grippe alternative ! L’ail et le pamplemousse vont parfaitement bien ensemble, si l’on supporte une légère amertume. Je n’ai pas mis l’orange de la variante simiesque, mais un bon morceau de gingembre, que l’on ne sent pas vraiment au goût, et rajouté, comme dans les versions améliorées, un peu de curcuma en poudre et un tour de moulin de poivre ! Comme je n’étais pas franchement malade, je n’ai pas osé rajouter le raifort que je n’utilise qu’à bon escient ! J’ai bu, non pas tiède comme il est préconisé, mais à température ambiante et avec la mousse le premier jour, l’eau provenant de ma carafe toujours réfrigérée, et directement au sortir du froid les autres matins, il n’y avait plus de mousse ! 😉

Portez-vous bien ! ♥