Quand Aloïs guette…

C’est l’impression que l’on peut retirer de ma journée, j’ai fait un certain nombre de choses qui m’épatent, parce que réalisées sans aucune baguette magique, et dont je n’ai, en plus, aucun souvenir ! J’explique, accrochez-vous !

J’ai un chat malade (calculs de struvite, cumul prévisible, selon l’homme de l’art, d’une stérilisation et des croquettes, pourtant de marque, du pas supermarket local) dont la nourriture doit être médicamenteuse à vie. Il n’a pas gardé un très bon souvenir de son séjour hospitalier dans une des cages du vétérinaire du village d’à côté et bien sûr n’a pas voulu de ses nouvelles croquettes achetées quand j’ai été le chercher pour le ramener à la maison ! Une grève de la faim du chat après une hospitalisation, je ne pouvais pas laisser faire, je suis donc obligée de commander régulièrement une autre marque sur internet et ce matin entre 11h et 13h j’attendais d’un pied ferme le livreur de Chronopost, annoncé depuis la veille, avec ma provision pour 2 mois !

C’était sans compter sur les caprices de la météo qui ne donnait pas envie, en plus de la topographie du village qui ne permet pas de mettre à jour les GPS et de l’adressage local déficient dont je vous rabat régulièrement les oreilles ! Je consulte ma boîte aux lettres virtuelles à midi et j’y apprends que je me suis abstenue de ma visite au marché hebdomadaire pour rien, le colis sera livré en point Pickup, le lendemain, selon une instruction téléphonique que j’aurais donnée directement au chauffeur (que je ne connais pas et dont je n’ai pas le 06) !

Libérée de ma permanence du jour et n’étant pas en panne sèche, je vois la chose positivement, j’ai raté le marché certes, mais mon parapluie me conduira à l’épicerie du haut dans l’après-midi pour compenser en denrées fraîches et me laissera le temps de plancher sur les relais Pickup après avoir révisé le suivi de ce colis !

Primo, il y a un relais à deux pas (et demi, mais c’est moins loin qu’à La Poste) de chez moi, au bout de la rue de la Soif, en tournant à gauche et j’en connais bien le titulaire, je l’appellerai après sa pause déjeuner avec maman et sœurette !

Secundo, le livreur aurait reçu mes instructions jamais données à 11h13, et, à la même heure, mon colis était déjà de retour à Brive(-la-Gaillarde, en Corrèze), à plus d’une heure 30 de là, en prenant l’autoroute ! Ils sont trop forts, parce qu’aussi, à la même heure, ce serait le livreur qui m’aurait appelée (sur ces colis mon numéro de téléphone n’est jamais indiqué), et ne m’aurait pas trouvée chez moi !

Tertio, Laurent, le titulaire du point relais n’a pas mon colis et n’a pas vu ce matin le fameux livreur qu’il m’assure être sérieux dans son travail… Je me suis payée le luxe d’une petite discussion avec le bien nommé Léonard, lui, toujours fidèle au poste, qui fera remonter mes doléances…

Maintenant, je crains le pire parce que demain, c’est aussi le jour du livreur DPD pour les cartouches d’encre de mon imprimante (je vais pouvoir enfin savoir si elle a une obsolescence programmée comme pour la précédente, les cartouches n’étant plus disponibles que chez le constructeur, c’est peut-être un signe !) parce qu’il me faut réimprimer une nouvelle fois les documents (les précédents ont sûrement fini au fond d’une poubelle) en vue de faire apporter un rectificatif à l’adressage dans ma rue avant la fin du mandat municipal de l’équipe en place… La bonne nouvelle, c’est que Laurent fait aussi relais pour DPD.

Qui a dit que vivre à la campagne c’était à mourir d’ennui ? On n’y manque jamais d’ennuis divers et variés et j’espère bien avoir solutionné mon bazar administratif ainsi que m’être libérée de mon agaçant statut de SDF et sans papiers, qui paie ses factures et ses impôts, avant que l’on ne m’emmène, les pieds devant, dans le caveau familial ! On croise les doigts !

Portez-vous bien, je vais triturer mon komboloï ! ♥