Ce ne sont pas les photographies du siècle, mais après 120 mm d’eau en janvier et 150 en février, ces quelques 4 jours consécutifs sans pluie m’ont permis de mettre les pieds au jardin sans m’embourber et de commencer à tailler ce qu’il me faut éliminer ! Dans mon petit tour, j’ai regardé les signes de reprise et si ce n’est pas la joie, cela fait quand même du bien de voir autre chose que de la grisaille !
Le lys perdu a fait une réapparition, je le croyais définitivement mort car il n’avait pas pointé le bout de son nez en fin d’automne, il me faut donc le déterrer de toute urgence pour le garder en pot, loin des criocères et escargots qui lui en veulent. Les muscaris commencent à prendre de la couleur, le sauvage à toupet n’est pas encore visible ! Ce n’est pas la première fleur de mes pissenlits, mais la seconde, et je la trouve très moche au bout de cette grande tige (la première s’est épanouie la semaine dernière… sous la pluie), mais ce n’est pas sa faute si elle a eu trop d’eau !






Mes autres sauvageonnes se portent bien, les jacinthes aux couleurs du drapeau font ce qu’elles peuvent. Si elles n’ont pas la vitalité des bulbes forcés, leur parfum est toujours bien présent (les pétales en sont comestibles mais je n’en mettrai jamais dans mes salades !), quant au romarin, il attend toujours que je le mette en pleine terre ! Le seul problème c’est que dès qu’il sera installé, le chat ira le marquer de ses griffes alors qu’il n’y touche pas dans son pot… Les violettes manquent d’engrais, le chat n’ayant pas, pour l’instant, besoin de leurs vertus thérapeutiques…
Si cela fait des années que mes primevères d’élevage ont périclité, elles n’ont pas été renouvelées, celles spontanées, semées par les piafs résistant à tout. Je m’en accommode même s’il n’y a pas trop de fantaisie dans leurs couleurs. La consoude blanche prend ses aises, mes cœurs de Marie (le rose et le blanc) commencent à sortir et mes hellébores (roses de Noël) n’ont pas encore commencé à grainer. Ma bouture de pivoine arbustive ne fait que de la feuille, mais elle est toujours vivante, mon camélia a décidé de ne fleurir que sur la moitié de ses branches, c’est son choix !






Perdue définitivement, la baie de mai du Kamtchatka, je savais que c’était très hasardeux ! Même dans le coin le plus à l’ombre, il fait trop chaud et sec pour un camérisier et les conditions (four l’été et glacière l’hiver, terre trop calcaire qui imposait la culture en pot) ont eu raison de lui, le vendeur avait d’ailleurs omis de dire qu’il faut 2 sujets pour espérer une fructification (j’ai dû goûter 2 baies en tout et pour tout). J’avais déjà taillé les framboisiers après le gel de janvier, puis les rosiers, j’ai fait hier le ménage dans les fuchsias de Magellan, la verveine et dans ma largesse j’ai aussi joué du sécateur sur l’épineux lyciet commun de Chine (baie de goji) et là je m’interroge, fruits ou pas cette année, mais ses tiges maigrelettes recourbées dans toutes les directions devenaient par trop dangereuses, il faut que je réfléchisse à un éventuel palissage pour éviter de me blesser par inadvertance ?
Restent l’inutile cerisier de Sainte-Lucie semé par les oiseaux à ratiboiser pour le remplacer par un pêcher qui végète en pot, le figuier à tailler, le citron yuzu gelé à nettoyer, l’abricotier à rempoter dans celui du camérisier, bref, comme disait Pépin (le dos bloqué pendant plus d’un an et donc le minimum syndical, cela se paie), il y a du boulot pour remettre un semblant d’ordre dans ma jungle. Autre chose à éradiquer au fur et à mesure de leur réapparition : les crocosmia Lucifer, qui envahissent tout l’espace et ne poussent que couchés chez moi, en étouffant mes hémérocalles ! Après, il sera temps de grattouiller la terre ! Belle journée à vous ! ♥


