Architecture

Son évolution à travers les siècles est plutôt singulière, et honnêtement, je ne sais pas si j’aime vraiment nos immenses baies vitrées, actuellement à la mode un peu partout, qui sont autant de pièges mortels pour nos derniers oiseaux…

Plusieurs siècles et des styles très divers sont réunis sur ce cliché d’un incontournable site parisien vu depuis le jardin des Tuileries. Chacun y trouvera très certainement ce qui lui convient le mieux ! 😉

D’abord château fort construit par le roi PhilippeAuguste entre 1190 et 1202, démoli pour laisser la place au palais, résidence royale (sous Charles V et jusqu’à Louis XIV avant qu’il ne parte à Versailles) entre le jardin des Tuileries et la paroisse des artistes, l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, avant de devenir un musée inauguré en 1793, le Louvre, caché par des disgracieux échafaudages y partage l’espace avec l’arc de triomphe du Carrousel, inauguré le 15 août 1808 et la pyramide de verre et de métal, construite entre 1985 et 1989, que nous devons à l’architecte Ieoh Ming Pei. Pour l’emplacement il a eu plus de chance que Renzo Piano et Richard Rogers ! 😉

Bon samedi à vous ! ♥

Graffitis anciens…

Si vous n’avez rien prévu samedi ou dimanche, et que vous êtes amateur de graffitis sur les murs, c’est à Martel, dans le Lot, où il faudra être !

Source de la copie d’écran : La vie quercynoise

Un graffiti ancien c’est une inscription ou un dessin laissé sur un mur par un anonyme il y a des décennies ou des siècles.
Martel, village du lot, cité commerciale du Moyen-Age

Les 7 tours de Martel seront donc à la fête et plus particulièrement la tour Tournemire (du 13e siècle), tour de plan carré, de 7m de côté et 25m de haut, servant pour le guet (et de prison encore au 18e siècle), du nom d’une famille bourgeoise du 14e siècle avant de devenir propriété du vicomte de Turenne puis, en 1748, celle du duc de Noailles, qui comporte des graffitis, à la peinture ocre, sur les murs de ses trois étages.

J’ignore si les visiteurs pourront emprunter le Truffadou, petit train à vapeur local pour un retour dans la passé et écouter la légende de la truffe qui a fait la richesse de quelques habitants de cette cité dans la vallée de la Dordogne…

Lecture d’été

C’est chez Jigs, qui elle-même, l’avait trouvé chez Dasola, que j’ai entendu parler (c’est une image, bien sûr, ou une vue de l’esprit) du challenge Les épais de l’été, instauré le 10 juin dernier et courant du 21 juin jusqu’au 23 septembre… Elle avait réussi à poster dans les temps son billet consacré à Umberto Eco et son Le pendule de Foucault, 651 pages numérotées avec un ressenti de 6 510 pages qui m’avait bien fait rire ! Je ne participe pas à ce genre de compétition, mon volume de pages lues n’étant plus aussi important qu’autrefois (avant l’entrée de la dentelle dans ma vie).

Fichtre, prenant connaissance de cette compétition le 19 septembre, il ne me restait pas assez de temps pour en lire le règlement et terminer le pavé de mon été, puis pondre un billet avec pour sujet les 665 pages (mon livre était dans les clous), sans les 6 pages de la table des matières, paru je ne sais quand chez l’éditeur inconnu Paperview (seule indication au bas du dos de la page de garde), couverture cartonnée bleu ciel (avec auteur et titre inscrits sur la tranche), que j’ai terminées hier (le 26 septembre, en automne !).

J’avais emprunté ce livre, un des premiers voyages extraordinaires de Jules Verne (ce n’est plus de mon âge, c’est certain !), à la boîte à livres locale, en même temps que le jubilatoire policier de Camilleri commenté début août. Le bilan dit qu’il m’a fallu deux mois pour en venir à bout, sachant que le premier mois j’étais sur les rotules entre la canicule et de grosses obligations d’intendance sans petites mains pour aider, et donc, le pavé me tombait très rapidement sur le nez dès que j’adoptais la position décubitus dorsale !

In Search of the Castaways (1962) ♦RARE♦ Theatrical Trailer

Paru à l’origine en 3 parties : Amérique du Sud (mai 1867), Australie (juillet 1867) et Océan Pacifique (janvier 1868), elles ont été regroupées en un seul volume en juin 1868, et je ne sais pas si j’aurais continué le voyage après le premier épisode seul, car, bien qu’excellemment documenté, il est trop scolaire à mon goût. J’ai aussi déploré globalement l’absence d’une mappemonde pour situer les actions lors de mes révisions d’histoire et géographie, ainsi que des illustrations pour celles de botanique et de zoologie, sans rentrer dans les notions d’ethnographie d’un autre temps et l’étude des phénomènes naturels qui me paraissait hors sujet… Je n’ai vraiment aimé que le final où il y avait enfin plus d’action et de suspense !

Les enfants du Capitaine Grant raconté par Maurice Chevalier

Je n’ai vu aucun des films tirés de ce livre, Les Enfants du capitaine Grant, que ce soit par Vladimir Vaïnchtok, 1936, ou Robert Stevenson, 1962, ni même les 7 épisodes de Stanislav Govoroukhine, 1985. Peut-être ai-je raté des chefs-d’œuvre ?

Le clafoutis breton

… sans les pruneaux mais avec des abricots plus très secs et des raisins dans le même état. La recette aux pruneaux est le far que je ne pratique pas et dont je n’ai aucun souvenir d’en avoir déjà mangé lors de mes rares incursions dans la région ! 😉

Par contre, c’est en regardant le gâteau normand de Justin que j’ai eu l’idée de recycler les fruits utilisés pour la fermentation du kéfir qui est ma boisson pétillante préférée. Comme la matière première de ce clafoutis n’est pas facilement accessible au commun des mortels qui ignore mes délires culinaires, et que j’ai honteusement détourné la recette du far à la façon lotoise pour l’adapter à mes besoins du moment, il ne fera pas partie du challenge de Maman Lyonnaise… Par contre, je peux vous affirmer qu’il fut fameux et que je recommencerai tant que les figues sèches habituellement nécessaires à la fermentation du kéfir (et recyclées en bouchées gourmandes) ne sont pas encore revenues dans les magasins (le dernier paquet en ma possession, pourtant non périmé, étant parti, à son ouverture, au compost avec tous ses habitants rampants !)

Les ingrédients :

3×3 abricots secs et 3 cuillères à soupe de raisins secs fermentés et donc dépourvus de leur sucre naturel (soit le contenu d’une petite boîte gardée au frais après autant de litres de kéfir préparés et bus), 35g de rhum ambré, 1 cuillère à soupe de raisins secs, 60g de sucre en poudre, 75g de farine T55, 25g de coco râpée (plus une cuillère à soupe), 25g de farine complète, 3 œufs, 1 pincée de sel, 1 cuillère à café d’épices de Noël, 30g de grué de cacao et 200g de lait.

Le mode opératoire :

Découper en dés les abricots, les remettre dans leur boîte avec les raisins, le rhum, une cuillère de raisins secs non fermentés et une cuillère à soupe de coco râpée, mélanger et laisser macérer.

Dans un cul de poule, mélanger au fouet les poudres : farines, sucre, sel, noix de coco, épices, rajouter le grué de cacao (pour le croquant dixit Cyril Lignac, avec l’accent), puis les œufs, mélanger et rajouter le lait.

Graisser un moule (j’ai pris celui du cake utilisé la veille pour le délice de Kρ : courgette, féta, olives et tomates à la menthe, lavé et séché mais pas encore rangé), y verser les 3/4 de l’appareil, puis repêcher les fruits de la boîte et les disperser à la surface, mélanger le jus restant avec le dernier quart d’appareil et en recouvrir les fruits. Enfourner pour 50 minutes dans un four préchauffé à 180°C.

Se déguste aussi bien tiède que froid (alors que le clafoutis melon-verveine-coco doit être froid) et le résultat a un sérieux goût de revenez-y ! 😉

Mise à jour hors date :

Le récapitulatif du Clafoutis World Tour 2023 est paru, bravo pour les nombreuses participations à cette sympathique initiative… 😉

La Faucheuse a gagné

C’est sur fond sonore de vendangeuse (la machine haute sur roues, pas les petites mains au sécateur) en pleine action dans les environs que je viens de lire la nouvelle qui endeuille le monde des sports mécaniques locaux, celui que mes anciennes collègues de travail, plus jeunes et sportives que moi m’avaient fait découvrir. Hélas ! Les années Covid m’ont fait zapper le médiatique Dakar (le mythique restant celui qui arrivait au Sénégal) que je suivais avec les équipes polonaises (dont généralement personne ne parle) en mentionnant parfois les performances des Lotois engagés…

Source de la copie d’écran : La Dépêche

Ses participations, d’abord en tant que motard engagé sur le Dakar (à son époque Amérique latine), puis sur 4 roues et dernièrement dans le e-Rallye de Monte-Carlo (son engagement devenait plus vertueux encore) permettaient, par le miracle de l’exemple (de superbes leçons de courage) et les espoirs qu’elles suscitaient, de récolter des fonds pour offrir, via son association (Team Gard un Dakar pour la vie et contre le cancer), aux unités soignantes concernées, des vélos d’exercice en kinésithérapie… Gilles Gard était un grand Monsieur parti rejoindre d’autres légendes. Respect !

Quand le Mexique rencontre l’Espagne…

… cela donne une superbe perle du cinéma latino, signée Guillermo del Toro et produite par les frères Almodóvar. Certes, nous devons retourner au climat délétère dû à la violence de la guerre civile en Espagne et aux horreurs communes des orphelinats, mais L’échine du diable vaut véritablement le détour pour le raffinement à la fois cruel et plein de mystère de ce thriller allégorique très bien mené !

L’Échine du diable de Guillermo del Toro : bande-annonce 2021

Le sujet ne m’inspirait pourtant pas, mais un jour de disette tout est possible et il m’a fallu attendre les dernières minutes de la pellicule pour dire que cette fable noire est, ma foi, un excellent film. Mention spéciale à la prothèse de jambe de Carmen (Marisa Paredes), la directrice de l’orphelinat qui tient un rôle non négligeable dans l’intrigue, je n’en dis pas plus… ! 😉

Si l’aventure vous tente, vous avez jusqu’au 16 novembre pour visionner L’échine du diable sur Arte, bon courage ! 😳

Très bonne semaine à vous ! ♥